De la peau de méduse pour les couches du futur

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Une start-up israélienne a mis au point un dispositif étonnant pour faire évoluer le marché des couches pour bébés : une matière absorbante à base de peau de méduse. Hyper absorbantes et entièrement biodégradables, ces couches pourraient également réduire le nombre de méduses sur les plages !Pour développer ces couches du futur, les chercheurs de la société Cine’al ont d’abord longuement étudié les propriétés du corps des méduses. Elles sont composées à 90 % d’eau et leur peau peut emmagasiner une grande quantité de liquide en quelques secondes sans subir de modifications.Les scientifiques ont alors eu l’idée de prélever de la chair de méduse et de la mélanger à des nanoparticules antibactériennes afin de créer l’Hydromash. Ce matériau pourrait devenir la base de couches pour enfant, de serviettes hygiéniques et de tampons, mais aussi d’éponges médicales.

Les avantages de l’utilisation de la peau de méduse

Le principal avantage est écologique. En effet, ces couches à base d’Hydromash sont biodégradables en environ quatre semaines. En France, selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, cela représente plus de trois milliards de couches chaque année. Sachant que les produits actuels faits de polymères super absorbants ne se désintègrent qu’en plusieurs siècles, on imagine le bénéfice de la rapidité de dégradation de l’Hydromash sur l’environnement.

Le second avantage de l’utilisation à l’échelle industrielle de la chair de méduse est que cela pourra faire diminuer le nombre de ces animaux présents dans les mers et océans. En effet, le réchauffement de la température de l’eau a contribué ces dernières années à augmenter le nombre de méduses, premièrement en créant un environnement propice à leur prolifération et deuxièmement en faisant disparaitre certaines espèces dont elles étaient la proie.

Reste une inconnue : les consommateurs sont-ils prêts à utiliser des produits faits à base d’un animal qui a si mauvaise presse à cause de ses tentacules urticants ? Chez Cine’al, pas question de reculer. Des négociations sont en cours pour installer des usines de production en Corée du Sud et en Caroline du Sud, deux régions dont les côtes sont infestées par les méduses.