Le slow parenting qu’est-ce que c’est ?

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Entre le travail, les e-mails, les activités extrascolaires, les sorties avec les copains, nous passons notre temps à dire à nos enfants de se dépêcher. C’est dans ce contexte de sur stimulation que la tendance du « Slow Parenting » (parentalité lente) est née. De quoi s’agit-il ? Décryptage.

Venu des pays anglo-saxons, le slow parenting désigne, comme son nom l’indique une façon plus calme de vivre sa fonction de parent. L’élément déclencheur pour les parents adeptes de cette mouvance a été une question simple : « combien de fois ai-je demandé à mon enfant de se dépêcher aujourd’hui ? » La réponse était « beaucoup trop » à chaque fois.

Il s’agit donc de ralentir le rythme de la famille. « Ralentir la connexion avec l’autre et être conscient de ce que vous faites » explique au Boston Globe Carrie Contey cofondatrice de Slow Family Living, qui propose une série de cours, des ateliers, et des conférences pour aider les familles à trouver des façons de ralentir leur rythme aux États-Unis. Faire une pause et se retrouver en famille, c’est aussi ce que préconise le psychologue John Duffy, auteur de The Available Parent « j’encourage les parents à prendre le temps de regarder tout simplement leurs enfants jouer, faire leurs devoirs ou manger. Une pause, même occasionnelle peut entrainer un changement de rythme. »

Et en France ?

En France, on parle plutôt de pédagogie de la tortue. Elle défend les mêmes principes que le Slow Parenting anglo-saxon : prendre le temps ! Elle s’inscrit également dans une dynamique plus sereine que l’on retrouve dans les concepts de parentalité positive et la pédagogie Montessori.

La parentalité positive propose une éducation sans contrainte et sans punition qui met les émotions de l’enfant et le dialogue au cœur de l’échange. La pédagogie Montessori, elle, permet à l’enfant d’exprimer ses talents à son rythme, lorsque la période sensible d’apprentissage. Cela lui donne la possibilité de faire des expériences jusqu’à obtenir un résultat positif, sans l’intervention systématique de l’adulte.

Et du côté des parents ?

Ce fonctionnement est également bénéfique pour les parents qui sont moins tendus et plus disponibles, une façon de profiter de chaque moment avec les enfants.