Royaume-Uni : un bébé à trois ADN, qu’est-ce que ça veut dire ?

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Au Royaume-Uni, les membres du parlement se sont prononcés en faveur d’un projet d’aide médicale à la procréation (AMP) utilisant trois ADN parentaux. L’utilisation du troisième ADN va permettre de prévenir certaines maladies génétiques d’origine maternelle.

La technique d’AMP utilisant trois ADN a été proposée par des chercheurs de l’Université de Newcastle. Elle permet de prévenir l’apparition de certaines maladies génétiques transmises par l’ADN contenu dans les mitochondries de la mère. Les mitochondries sont des composants des cellules qui produisent de l’énergie et elles possèdent leur ADN propre.

Eviter certaines maladies génétiques

Lors de la fécondation, seules les mitochondries de la mère sont présentes dans l’œuf formé par la rencontre du spermatozoïde et de l’ovule. Elles sont donc les seules à transmettre leur ADN. Cependant, celui-ci peut être porteur de mutations et entraîner l’apparition de maladies comme certaines myopathies, le diabète ou encore la maladie de Huntington.

Trois ADN pour une cellule

Dans le procédé présenté par les scientifiques de Newcastle, il s’agit donc d’utiliser l’ADN du père contenu dans le spermatozoïde, celui de la mère contenu dans l’ovocyte et de remplacer l’ADN des mitochondries de cet ovocyte par celui d’une autre femme. Cette manipulation se fait in vitro juste après la fécondation au moment de la première division cellulaire.

Les premières naissances pour 2016

Au Royaume-Uni, ce type de maladies, concerne 125 naissances chaque année. Pour être définitive, la décision des parlementaires devra être confirmée par la chambre des Lords le 23 février 2015. Les femmes qui voudront en bénéficier devront ensuite faire une demande au Human fertilisation and embryology authority (HFEA), organisme de bioéthique Britannique. Les premiers bébés bénéficiant de cette technique pourraient voir le jour dès 2016.